01Le concept : ce n’est pas une banque que vous créez
« Infinite banking » décrit ici une approche de financement utilisant la valeur d’une assurance, pas un compte bancaire ni un programme gouvernemental. La société paie une police sur une personne assurée, souvent un dirigeant. Il faut d’abord un besoin de protection et des surplus durables. Les primes, la valeur de rachat et le capital décès sont trois montants différents.
02Entrée : financer la police avec des surplus réels
Exemple fictif : après impôts, paie, dettes et réserve, une société envisage 30 000 $ par an pour une protection de long terme. Une illustration de l’assureur doit montrer primes, garanties et projections. Le contrat peut prévoir paiements limités ou à vie; les dépôts supplémentaires restent encadrés. Investir davantage ne rend pas chaque dollar immédiatement disponible. Les valeurs initiales peuvent être nettement inférieures aux primes.
03Pendant l’accumulation : participations et fiscalité
Une police admissible au statut fiscal exonéré permet généralement une croissance interne sans imposition annuelle pour le titulaire. Cela ne signifie pas que tout retrait est libre d’impôt. Les participations ne sont pas garanties et peuvent changer; selon l’option, elles peuvent notamment acheter des bonifications d’assurance. Le taux du barème de participations n’est pas votre rendement net. Les primes d’assurance vie ne sont généralement pas déductibles.
04Sortie : trois voies, trois effets différents
1. Retrait ou rachat : peut créer un gain imposable et réduire la protection. 2. Avance de l’assureur : prêt prévu au contrat, avec intérêts; un gain imposable peut apparaître selon le coût de base rajusté. 3. Prêt bancaire garanti par la police : dette distincte, généralement pas un revenu à la réception, mais soumise à l’approbation, aux intérêts et aux garanties. Ce n’est pas une sortie gratuite de votre propre argent.
05Exemple vedette : financer un équipement de 100 000 $
À une date future, supposons une valeur de rachat réelle de 150 000 $. Un prêteur accepte un prêt de 100 000 $ garanti par la police. La société utilise le prêt pour l’équipement; la police demeure en vigueur si ses conditions sont respectées. À un taux fictif de 7 %, l’intérêt annuel serait 7 000 $ si le solde reste constant, avant frais et remboursement du capital. Le rendement du projet n’est pas garanti. Le prêteur fixe sa limite et peut refuser; les 150 000 $ ne sont pas promis par un dépôt précis de primes.
06Rembourser et recommencer : sous conditions
Les revenus du projet peuvent servir à rembourser le prêt et ses intérêts. Le remboursement du prêt ne constitue pas automatiquement une nouvelle prime dans la police. Une capacité libérée peut éventuellement être réutilisée si le prêteur l’autorise. Ce cycle augmente les obligations et dépend des flux de trésorerie, des taux et de la valeur disponible. Des intérêts capitalisés peuvent faire grossir la dette et fragiliser le plan.
07Corporation vers actionnaire : une étape fiscale distincte
Une somme disponible dans la société n’est pas automatiquement disponible personnellement sans impôt. Salaire, dividende, prêt à l’actionnaire et garantie d’un prêt personnel ont des règles différentes; un avantage imposable peut résulter du montage. La déductibilité des intérêts dépend notamment de l’utilisation des fonds, pas seulement de la garantie. CPA et fiscaliste doivent valider qui emprunte, qui paie et qui profite avant de structurer un accès personnel.
08Au décès : assurance, dette et compte de dividendes en capital
Le capital décès peut fournir des liquidités à la société. La dette garantie doit être réglée selon les contrats. Pour une société privée admissible, le produit net peut contribuer au compte de dividendes en capital, généralement après le coût de base rajusté et les ajustements applicables. Une distribution aux actionnaires exige un calcul et un choix fiscal appropriés. Le traitement d’une cession en garantie demande une vérification; ce mécanisme n’est pas un retrait de valeur de rachat pendant la vie.
09Pour qui? Et comment préparer l’étude?
Une société avec un besoin réel d’assurance, un horizon long et des surplus stables peut faire examiner cette approche. Réservez d’abord impôts, paie et trésorerie de sécurité. Demandez une illustration garantie et non garantie, une comparaison avec d’autres placements, des scénarios de taux plus élevés et de participations plus faibles, puis un plan de remboursement. FIN360 accompagne la protection et la planification; CPA, fiscaliste et prêteur valident les dimensions fiscales et de crédit.